Angkor, site monumental et archéologique, capitale des rois khmers du Cambodge du IXe au XVe siècle. Ses ruines sont l'un des plus grands ensembles architecturaux du monde. Situé près de Siem Reap, dans le nord-ouest du Cambodge, Angkor fut fondé au début du IXe siècle sous le nom de Yasodharapura par le roi Yasovarman Ier (qui régna de 889 à 900). La cité primitive fut construite autour de Phnom Bakheng, un temple bâti vers 907 sur une colline qui symbolisait la montagne se trouvant au centre du monde d'après la cosmologie hindouiste. Les rois successifs agrandirent la ville et construisirent d'autres temples voués à diverses divinités hindouistes ainsi que de grands réservoirs servant à irriguer et matérialisant l'océan qui entoure la montagne sacrée centrale. Le principal ensemble de temples d'Angkor est Angkor Vat (« la ville-temple »), édifié sous le roi Suryavarman II (qui régna de 1113 à 1150) pour honorer le roi en tant qu'incarnation du dieu Vishnou. Angkor Vat est un immense rectangle de 850 m sur 1 000 constitué de plusieurs cours emboîtées les unes dans les autres et bordées de murs, entourant un massif central sculpté garni de cinq gracieuses tours en forme de lotus. Ses galeries sont décorées de sculptures figurant des légendes se rapportant à Vishnou. Le roi Jayavarman VII (v. 1130-1219) fit élever le complexe d'Angkor Thom, au centre duquel se trouve le Bayon, un temple bouddhique orné d'énormes têtes en pierre représentant le roi.
Au XIIIe siècle, Angkor couvrait environ 100 km2 et était l'une des plus grandes villes du monde, mais son déclin commença peu après. Menacés par les attaques de leurs voisins thaïs, les Cambodgiens abandonnèrent Angkor vers 1430 et déplacèrent leur capitale vers un site plus sûr, au sud. Angkor Vat demeura quelque temps un centre de pèlerinage bouddhique, mais le reste de la ville fut recouvert par la jungle. Les archéologues français la redécouvrirent et révélèrent son existence au monde en 1860. L'École française d'Extrême-Orient entama des fouilles et des restaurations à partir de 1898. Le site fut abandonné à partir de 1972 et subit les détériorations de la nature et les déprédations des pillards. Un nouveau projet de restauration de six à huit ans a débuté en 1987 (Extrait de l'Encyclopie Encarta 1998).
Au XIIIe siècle, Angkor couvrait environ 100 km2 et était l'une des plus grandes villes du monde, mais son déclin commença peu après. Menacés par les attaques de leurs voisins thaïs, les Cambodgiens abandonnèrent Angkor vers 1430 et déplacèrent leur capitale vers un site plus sûr, au sud. Angkor Vat demeura quelque temps un centre de pèlerinage bouddhique, mais le reste de la ville fut recouvert par la jungle. Les archéologues français la redécouvrirent et révélèrent son existence au monde en 1860. L'École française d'Extrême-Orient entama des fouilles et des restaurations à partir de 1898. Le site fut abandonné à partir de 1972 et subit les détériorations de la nature et les déprédations des pillards. Un nouveau projet de restauration de six à huit ans a débuté en 1987 (Extrait de l'Encyclopie Encarta 1998).




